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Orféo

Mélodie française et Lied allemand / Voix, harpe et cor

Orfeo, c'est une subtile harmonie entre la musique, les textes et le timbre de trois instruments : la harpe, délicate et romantique, le cor, doux et puissant et la voix, brillante et chaleureuse.

À l’initiative de l’ensemble, Chloé Jacob est une soprano native du bassin minier auvergnat. Très active dans le Puy-de-Dôme (Orchestre des Dômes, académie d’art lyrique Gergovie Val d’Allier), elle est diplômée du CNSM de Lyon. Tout comme Marie Le Guern, cette harpiste talentueuse originaire d’Angers est lauréate du Concours International ; à Cosenza en Italie. Elles composent le Trio Orfeo avec le corniste David Harnois, diplômé du CNSM de Paris. Ce professeur du Conservatoire d’Orléans se produit au Philharmonique de Radio-France, à l’Orchestre National de France ou encore à l’Opéra de Lyon.

Leur répertoire sublime un regard croisé entre deux esthétiques, celles du romantisme et du modernisme. À la nuit et aux songes chers à Verlaine, Lamartine ou Banville s’ajoutent les notes scintillantes de la poésie lyrique et orientaliste de Rückert ou von Schack. Debussy, Fauré, Strauss, Schumann, Offenbach, Poulenc, Hahn ou encore Gounod en ont composé des chefs-d’œuvre où rayonne la musique des XIXe et XXe siècles. Un instant lyrique somptueux !

Où et quand les voir ?

Samedi 26 juin – 18 h 00

Abbaye de Mègemont – Chassagne

Amou Daria

Chants d'Asie centrale

Amou Daria est le nom d’un grand fleuve tumultueux qui naît dans les montagnes du Pamir, traverse l'Hindou Kouch puis le désert du Karakoum et la steppe de la Faim, avant de se jeter dans la mer d'Aral.

Le répertoire fait la part belle aux chants traditionnels des pays qui le bordent. Des histoires d’amour, des berceuses, des épopées, des chants de travail sont ainsi revisités entre tradition et imaginaire par un quintet de voix, de cordes et de percussions.

Maria Laurent & Gaëlle Violin (chant), Damien Cotty (violoncelle), Charles Verron (saz électrique) et Milad Pasta (percussions) signent une musique originale, vivante et profondément envoûtante. Amou Daria est une invitation à un lointain voyage ; de ceux qui mènent à une autre temporalité comme un rêve que l’on aimerait indéfiniment prolonger.

Où et quand les voir ?

Vendredi 9 juillet – 20 h 30

Eglise Saint-Julien – Chauriat 

Balkanes

Chants bulgares

Milena Jeliazkova (soprano), Milena Roudeva (baryton), Martine Sarazin (soprano) et Diana Barzeva (mezzo-alto) forment le somptueux quatuor des Balkanes. Quatre tessitures ciselées pour répondre à l’exigence vocale qu’impose la pratique des polyphonies bulgares.

« Messemvria » est un concert exigeant et sans filet, intégralement chanté en acoustique et a cappella. Il consacre l’art ancestral du chant bulgare aux multiples frontières ; celles du profane et du sacré et celles de l’Occident et de l’Orient. Ce carrefour d’influences multiples est pour les Balkanes, celui d’une riche expression artistique. En puisant ses chants aux sources de la tradition orale, le quatuor raconte l’ancienne Bulgarie. Danse à petits pas, gestuelle délicate, costumes chamarrés captivent autant que fascine le pouvoir de ces voix bulgares.

Véritable ode à la féminité, ce concert perpétue des chants immémoriaux transmis oralement et exclusivement par les femmes. 

Où et quand les voir ?

Vendredi 23 juillet – 20 h 30

Eglise Saint-Austremoine – Egliseneuve-d’Entraigues

Christine Salem

Chants de la Réunion

Musique réunionnaise, le Maloya est la symbiose artistique des quatre éléments : la terre métissée de l’île de la Réunion, l’eau d’une musique traditionnelle, poreuse et perméable, l’air des chants en créole réunionnais, le feu d’une danse sacrée ou profane, au rythme explosif des percussions.

Reflet de l’histoire tumultueuse de l’île, le Maloya est multiple : riche de la diversité de ses apports migratoires. Les chants sont ceux pratiqués par les esclaves de Madagascar et d’Afrique de l’Est dans les plantations de canne à sucre dès le XVIIe siècle. Ils expriment souffrance et révolte mais aussi fêtes, vie et joie. Le Maloya est inscrit, par l’Unesco depuis 2009, au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

L’analogie avec le Blues est forte. Il imprègne l’œuvre de Christine Salem qui est l’une des voix les plus remarquables de la scène Maloya. Sa voix chaude et puissante incarne l’identité de son île volcanique. Souvent chaloupée, parfois éruptive, la voix de Christine Salem porte les mots des tourments et de l’espérance soufflés par ses ancêtres. Tout simplement magnifique !

Où et quand les voir ?

Vendredi 30 juillet – 20h30

Eglise Saint-Pierre – Beaumont

Opéraccordéon

Airs d'opéra pour baryton et accordéon

Intitulé « Dappertutto », ce concert a une mission : introduire l’opéra ʺpartoutʺ, auprès de tous. Les plus grands airs d’opéra et d’opérette ont été arrangés pour offrir à l’accordéon une expression originale dans l’univers lyrique, grâce à ses accents enjoués et populaires. Avec Opéraccordéon, l’accordéoniste puydômois Pierre Cussac et le baryton Jean-Marc Salzmann s’accordent un moment unique de complicité et de retrouvailles.

Élève de la soprano Christiane Eda Pierre, Jean-Marc Salzmann est lauréat des premiers prix du CNSM* de Paris et du Concours International de Mélodie Française de Paris. Il se produit dans de prestigieux théâtres du monde entier sur le grand répertoire des XIXe et XXe siècles ! Il écrit des œuvres contemporaines pour théâtre et concert. Il a créé le premier « opéra-fiction » pour le cinéma. En 2019, il fait une tournée au Canada et aux Etats-Unis pour Nicandro e Fileno, un opéra baroque de Lorenzani.

Pierre Cussac, issu du Conservatoire de Paris, est lauréat de la Fondation Cziffra et primé au Concours général. À l’accordéon, il développe un style très personnel aux influences multiples – classique, traditionnelle, jazz – où l’improvisation tient une place essentielle. Ce créateur-né signe aussi des arrangements remarqués pour le théâtre.

*CNSM : conservatoire national supérieur de musique et de danse

Où et quand les voir ?

Vendredi 6 août – 20 h 30

Église Saint-Martin – Thuret

La Miye aux Tiroirs "Polyhonie Arpitane"

Chants arpitans revisités

La Miye aux Tiroirs est un quatuor polyphonique de chants issus de la tradition orale arpitane. Langue romane parlée en Italie et en Suisse, l’arpitan s’étend en France, du nord du Dauphiné et Savoie jusqu’à la Franche-Comté, en passant par le Lyonnais et le sud de la Bourgogne. Sa limite occidentale se situe sur les versants Est des Monts du Forez.

Explorer ce patrimoine aussi riche que méconnu se dessina en 2017 dans l’esprit de quatre chanteurs et chanteuses pour promouvoir la diffusion de l’arpitan et la composition polyphonique : la Miye aux Tiroirs était née !

Ils joueront le concert « Vélyeûsa », une veillée à la mode d’antan, un moment de rassemblement au gré des histoires de labeur, de lutte et d’espoir.

La composition et l’arrangement des morceaux font appel à des héritages mélodiques oubliés et se nourrissent d’influences plus actuelles. Ce métissage, propice à faire vagabonder l’imagination du public, est la promesse d'une parenthèse hors du temps.

Où et quand les voir ?

Samedi 14 août 2021 – 20 h 30

Eglise Sainte-Marguerite – Beurières

Shades

Jazz vocal / Quatuor de voix accompagné d’un guitariste et d’un clarinettiste

Six jeunes artistes très actifs sur la scène jazz nationale donnent un nouvel élan à un répertoire vieux de près d’un siècle ! Shades, c’est la voix collective d’un jazz band à quatre tessitures : celles de Pablo Campos, d’Ellinoa, d’Elora Antolin et de Marion Chrétien portées subtilement par la guitare d’Antoine Laudière et la clarinette basse d’Etienne Quézel.

Shades, c’est une voix au service d’une légende, celle des comédies musicales new-yorkaises des années 40 et 50 mais aussi celle des chansons qui ont consacré l’art vocal de Sinatra, Nat King Cole ou encore Ella Fitzgerald.

Cette traversée des grandes avenues musicales de Broadway n’empêche pas les musiciens de Shades de se perdre, en toute conscience, dans les voluptueux méandres de l’improvisation vocale. C’est un peu comme si ces rues transversales conduisaient tout droit dans un club de jazz du Harlem des années 30 ; là où le meilleur du swing se créait, se défaisait parfois mais se réinventait inlassablement.

Cette intense créativité musicale n’était rendue possible que par une formidable envie de jouer ensemble et par une volonté de s’approprier un style tout en renouvelant son genre. Cette imagination et cette virtuosité imprègnent toujours le talent du groupe Shades !

Où et quand les voir ?

Vendredi 20 août – 20 h 30

Église Notre-Dame – Saint-Saturnin

Direction générale de l'Aménagement et du Territoire

Article mis à jour le 11 juin 2021